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Réglementation Pêche

Réglementation Pêche

Tout le monde a quelques choses à redire concernant certaines lois de la pêche en France... (Actualisation 2026)

 

J'ai décidé de noter ce que je changerai si j'avais une baguette magique :
Je parle bien de baguette magique parce que je n'aborde pas dans ce texte uniquement les sujets futils du genre "le quotas" et "la maille" qui sont des détails dans l'organisation de la pêche en France.

Je vais parler ici de changements structurels et profonds que j'estime nécessaire pour l'avenir de nos rivières.

Loi sur l'eau :
En France, "L'eau et les poissons sont un bien commun, ils appartiennent à tous".
Cependant, un des plus grand problème de la gestion de la pêche vient du fait que contrairement à l'eau et aux poissons, aujourd'hui un propriétaire de berge de cours d'eau en France est propriétaire jusqu'à la moitié du lit principal de la rivière. Il peut donc en refuser l'accès aux pêcheurs ou privatiser et faire payer cet accès.
Pour supprimer tous les secteurs de pêche privés, comme en littoral, je mettrais en place un droit de passage.

La pêche est sous tutelle du ministère de la transition écologique, de labiodiversité et des négociations internationales sur le climat et la nature... blablabla. Ca sent le bullshit à plein nez.
Concrètement, l'activité pêche est la seule utilisatrice de l'eau à payer une taxe.
Les baigneurs, les Canoës-Kayaks, les pratiquants de Ruisseling, les Véliplanchistes et tous autres pratiques Stand-up paddle, Skinautique, Aviron, Nage en eaux vives, Rafting, etc. ne payent RIEN pour le dérangement qu'ils provoquent à la nature.
Seul votre carte de pêche sert à la préservation du milieu aquatique car, pour pêcher nous adhérons à une Assosiation Agréée de Pêche et de PROTECTION du MILIEU AQUATIQUE (AAPPMA).
L'eau douce, sa préservation et l'ensemble de la vie qui en découle est un bien commun à TOUS, et pas seulement aux pêcheurs. Pour moi, ce n'est donc pas aux pêcheurs de supporter seuls cette charge.

Comme au Canada, la pêche devrait être rattachée à un ministère du style "Récolte des ressources" avec Chasse, Pêche, Piégeage et Cueillette sauvage.
Et un ministère de la "Biodiversité et de la Protection des Milieux Naturels" devrait être là pour contrôler celui de la "Récolte des ressources". Parce que sans ça, il y a conflit d'inrérêt. D'ailleurs on le voit sur le prélèvement des ressources sur la pêche en Mer et en embouchure... La pêche pro est quasi intouchable.

Associations et Fédérations :
Les AAPPMA disparaîtraient. Les bénévoles souhaitant s'investir dans la pêche seraient directement en lien avec des salariés de chaque Fédérations Départementales. La pêche serait donc gérée directement par les FD.
Mais une Fédération est une institution qui regroupe plusieurs associations. Donc le nom Fédération serait supprimé pour être remplacé par un terme approprié à la nouvelle situation... du style "ODP" l'Office Départemental de la Pêche.
Les salariés de l'ODP seraient employés par l'état, comme ceux de l'OFB.


Missions de l'ODP :
Informer, Surveiller, Produire, Protéger et Développer la pêche sur son département.
C'est à dire... Suivis de population, Garderie, Communication et Organisation d'évènements.
Ce n'est pas à eux de former les pêcheurs. C'est aux clubs de pêche de le faire bénévolement et aux guides diplomés de le faire dans un cadre professionnel.
 

La communication :

Un seul site internet en France pour répertorier toutes les lois par secteurs serait créé pour une visibilité claire du grand public. Ce site fonctionnerait sous forme de carte interactive. Il suffirai de cliquer sur un secteur pour en avoir le règlement.
Il permettrait de faire des recherches à choix multiples pour trouver différents parcours comme les No-Kill, les parcours -12ans, mais également les actions faîtes par les fédérations, les résultats des suivis de population piscicoles, etc.

 

La carte de pêche :
Le terme "carte de pêche" deviendrait un droit de pêche sans adhésion à une association.

Et pour avoir un droit, il faut un permis de pêche, qui serait alors mis en place avec des formations pour l'obtenir (comme à la chasse). Il serait valable 10 ans. Ce permis servirait à la prise de conscience du besoin de préserver nos ressources, à la mise en garde des bonnes pratiques de pêche mais aussi de cohabitation avec les autres usagers de l'eau.

Une remise à niveau de ce permis serait obligatoire tous les 10 ans, parce que les mentalités évoluent, tous comme les cadres légaux.

 

Le droit de pêche serait gratuit pour les -12ans.
Mais aussi, toutes personnes de plus de 12ans auraient, au cours de sa vie, 3 journées gratuites pour découvrir la pêche, à condition d'être accompagné par un détenteur du permis de pêche.
C'est à mes yeux invraissemblable qu'aujourd'hui une personne doive sortir minimum 20€ la journée, uniquement de droit de pêche, pour peut-être tremper le fil 1h ou même qui sait 20min juste pour essayer vite fait.
Tarif pour les 12-18ans : 40€/an

Tarif adultes : 30€/an + 5€ à la journée (par parcours)

-25% sur le droit de pêche pour les personnes handicapés et également pour ceux ayant une déclaration d'impôts inférieure au niveau moyen des Français.
 

Les zones de pêche :
Suppression des 1ère et 2nd catégorie.

Création de parcours suivant l'espèce la plus représentée en fonction des pêches de suivis de population (exemple: Parcours Truites ; Parcours Chevesnes ; Parcours Sandres et ablettes ; Parcours brochets et gardons ; etc...
 

La garderie :

Les gardes bénévoles dit "Gardes Particuliers" n'ont aucune autorité en France.
Ils assurent une présence nécessaire mais souvent mal exécutée car ils ont une vague tendance à se prendre pour des shérifs en se permettant des laissers passers pour certains et sont capables d'inventer des règles pour d'autres.

Donc finit cette mascarade de citoyens non formés à qui l'on donne un pouvoir de procès verbal.
Ils seraient uniquement salariés des "ODP" et bien plus nombreux que ceux des FD actuelles.

Les parcours réserves :

Les FD actuelles ont quasi toutes l'obession de proposer le plus de linéaire possible à leur pêcheur, par peur de créer du mécontentement. Je souhaite remettre également tout ceci en cause.
Tous les petits ruisseaux de montagne (en aval des grands barrages) seraient en réserves. Ils seraient considérés comme "pépinières à patrimoine génétique". Car une fois les truites devenues trop grosses pour leur milieu de montagne, elles dévalent et alimentent naturellement le cheptel en aval.

En plus, comme des poissons non sollicités sortant de zones de réserve augmentent la capturabilité et donc créent de la satisfaction pêcheur, des réserves d'environ 2km serait aménagées environ tous les 10kms de rivières (à définir exactement suivant le territoire).

Les parcours No-Kill :
Des parcours No-kill n'ont de sens que pour préserver un milieu en déclin, sans supprimer de linéaire de pêche.
Ils seraient une alternative aux zones de réserve suivant l'état du cours d'eau.


Les périodes de fermeture :
Toutes les espèces auraient une période de fermeture adaptées à leur secteur.
Les dates de ces fermetures seraient adaptées à chaque espèces de chaque secteurs, ce qui pourrait donc varier entre un secteur de plaine et un de montagne.

Introduction de poissons :
L'introduction ou le déplacement dans l'eau de poissons morts ou vivants serait interdit.
Seules les ODP seraient autorisées à prendre la décision d'un déversement de poissons.
Seuls des poissons issus de la souche d'un secteur pourrait être déversé dans ce même secteur, dans le but d'un soutien de population suite à un malheureux évènement (Crue pendant le frai, pollution, etc.).
Donc, interdiction d'introduction de poissons incapables de se reproduire dans le milieu (par exemple: plus de lâcher de Truites arc-en-ciel, et de Fario stériles...).

Chaque ODP aurait des micro-piscicultures biologiques pour effectuer du repeuplement de soutient seulement là où il y en aurait besoin.

Les mailles :
Chaque secteur aurait une maille défini de manière adaptée en fonction de son milieu (possibilité d'avoir plusieurs mailles différentes sur une même rivière dans un même département).
Pour certaines espèces, des mailles type "double fenêtres" seraient mises en place (exemple d'autorisation: Perches inférieures à 20cm et supérieures à 50cm).


Les quotas :
Dans un maximum de 3 poissons tout confondu / jour / pêcheur...
- 2 Truites + 1 Brochet / jour / pêcheur

- 2 Sandres + 1 Black-bass / jour / pêcheur

- 3 Perches / jour / pêcheur

L'utilisation de techniques :
En finir avec l'ardillon. Hameçons simples sans ardillon dans toutes les eaux publiques de France.

Utilisation de larves de diptères vivants autorisés.

L'amorçage :

Interdiction d'amorçage, quelque soit la technique, la zone ou le poisson recherché.

Finit ces quantités astronomiques de matières organiques jetées dans des plans d'eau, favorisant le développement des algues et changeant la structure même de l'eau.
 

Les matériaux :
Interdiction des lests en plomb ou autre matière toxique.
Interdiction des leurres en plastique ou autre matière non bio-dégradable.

Semelles de chaussures de wading en feutre interdit.
Epuisettes, bourriches, nasses et autres... en plastique uniquement.


Les pollutions :
Je me battrai pour le traitement chimique des eaux usées, l'interdiction des déversements directs des boues, l'interdiction des constructions en zone inondable, le maintient des zones humides en lit majeur.

L'hydroélectricité :
Pour rendre le caractère sauvage que nos rivières devraient avoir, je ne tolérerai aucun petit ouvrage hydroélectrique supplémentaire. Les ouvrages hydroélectrique ne servant plus serait rasés et ceux se détériorant n'aurait pas le droit d'être réparés. On pourraît même imaginer les détruire pour retrouver une continuité écologique des sédiments et des espèces.
Au contraire, des grands ouvrages hydroélectrique s'installeraient mais uniquement en zone de haute montagne (suppérieur à 1500m d'altitude).
Les grands ouvrages hydroélectrique en montagne auraient l'obligation d'avoir un échappement d'eau par le bas afin de régénérer à la rivière une eau la plus fraîche possible.

Tous les ouvrages seraient aménagés non pas d'un ascenseur ni d'une passe à poisson mais d'une rivière de dérivation.

Le débit réservé appelé aussi "Débit minimum biologique" sert à garantir en permanence la survie, la circulation et la reproduction des espèces aquatiques ou dépendantes de l'eau. Cependant aujourd'hui il est de 1/10ème pour tout nouvel ouvrage. Je l'augmenterai à 8/10ème, car il n'est pas normal de prendre un débit suppérieur à celui laissé dans le cours d'eau.


Romain Quiles.

​Infos & Réservation :

06 32 20 47 83

ou   romain.quiles@hotmail.com

Stage dans les Pyrénées

de mi-Mars à fin Octobre

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Crédit photos & vidéos © Romain Quiles / Ariège Pêche Nature

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